Thon obèse

Thunnus obesus

    • Océan Indien (Zone FAO 51 et 57)
      Senne avec/sans DCP (Dispositifs de Concentration de Poissons)
    • Océan atlantique (Zones FAO 21, 27, 31, 34, 44, 47) : Açores, Madeire, Canaries
      Canne et ligne
    • Monde entier
      Palangre pélagique, Senne avec DCP

    Biologie

    On trouve le thon obèse dans les eaux tropicales et modérées/subtropicales mais il n’y en a pas en mer Méditerranée. Les thons obèses se rassemblent autour de corps immergés qui nagent, de requins baleines ou de monts sous-marins. Comparé à d’autres espèces de thons tropicales, le thon obèse vit dans des eaux plus profondes. Le frai a lieu uniquement dans les eaux tropicales. Dès qu’ils sont plus grands, les jeunes thons migrent vers des zones plus froides.

    Situation des stocks

    Le thon obèse figure sur la liste rouge des espèces en voie de disparition* de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les stocks de l’Atlantique et du Pacifique occidental sont tous surpêchés et exploités de manière trop intensive/non durable. Le stock de l’océan Pacifique oriental est historiquement bas mais il n’est pas actuellement surpêché. Le stock de l’océan Indien n’est apparemment pas surpêché.

    Conséquences écologiques

    La pêche du thon obèse profite du fait que les thons se rassemblent autour de corps immergés pour la chasse. Les pêcheurs utilisent ce qu’on appelle des DCP (dispositifs de concentration de poissons) sous lesquels les thons sans capturés à la senne coulissante. En agissant ainsi, les espèces sensibles et en voie d’extinction comme les requins et les raies, les thons jaunes juvéniles ainsi que les thons obèses et d’autres espèces de poissons dont les stocks sont déjà en partie surpêchés sont également capturés. Pour certaines de ces espèces, la pêche aux thons est la cause déterminante de leur déclin. Les prises accidentelles de thons juvéniles ont en outre des effets négatifs sur la situation des stocks. Les sennes coulissantes qui sont déployées sans DCP prennent moins de prises accidentelles. Cependant, ici aussi, des thons juvéniles sont capturés.

    La pêche à la palangre provoque des quantités critiques de prises accidentelles d’oiseaux marins, principalement des albatros et des pétrels, ainsi que d’autres espèces de poissons sensibles, telles que requins, raies et tortures marines.

    Les méthodes de pêche traditionnelles/artisanales avec ligne de pêche ou à la ligne à main sont nettement plus sélectives et n’occasionnent pratiquement aucune prise accidentelle. Étant donné que le thon tout comme de nombreuses autres espèces prises accidentellement sont de grands prédateurs, la diminution de la population de ces espèces a des effets dévastateurs sur les écosystèmes marins et les réseaux trophiques.