Sebaste

Sebastes norvegicus, mentella

    • Océan Atlantique Nord Est et Ouest (Zones FAO 27, 21)
      Chalut de fond et pélagique, filet maillant de fond

    Biologie

    Le sébaste (également appelé grand sébaste, sébaste) vit dans l’Atlantique Nord, entre le nord de l’Europe et de l’Amérique et le Groenland et l’Islande, à des profondeurs pouvant atteindre 1 000 mètres. Sa croissance est exceptionnellement lente et il peut vivre jusqu’à 60 ans. En général, ces espèces sont particulièrement vulnérables à la surpêche. Il existe plusieurs espèces de sébastes qui, à leur tour, composent différents stocks. Des espèces Importantes pour la pêche de sébastes en Atlantique Nord sont le Sebastes norvegicus et le S. mentella ; dans les eaux profondes de l’Atlantique du Nord-Ouest : S. fasciatus et S. mentella, et dans l’océan Pacifique : grand sébaste du Pacifique (S. Alutus).

    Situation des stocks

    Les stocks de Sebastes norvegicus vivant dans les eaux de l’Islande, des îles Féroé et du Groenland disposent de leur pleine capacité de reproduction et la biomasse augmente. Le taux d’exploitation a considérablement diminué. La situation du stock de sébaste pélagique (S. mentella) dans l’Est de l’Arctique et dans la Mer de Norvège semble stable et est pêché de façon durable. Le stock dans l’Est de l’Arctique et dans la mer de Norvège est surexploité. La biomasse décline depuis les années 1990 et atteint actuellement un niveau historiquement bas. Le stock figure sur la liste rouge norvégienne des espèces en danger, bien que le déclin de la population ait stoppé. Les stocks situés autour de l’Islande et du Groenland connaissent un niveau historiquement bas, ou bien les données sont inconnues. Dans les eaux profondes de l’Atlantique du Nord-Ouest, S. fasciatus et S. mentella figurent sur la liste des espèces en danger au Canada. En général, il y a beaucoup d’incertitudes quant à l’évaluation des stocks.

    Conséquences écologiques

    Le principal engin de pêche de l’industrie de la pêche au sébaste est le chalut. La pêche au chalut a des conséquences catastrophiques, en particulier sur les communautés vulnérables, telles que les coraux d’eau froide ou les monts. Des espèces de requins et de raies sensibles sont capturées de manière accidentelle en tant que capture accessoire, ainsi que des sébastes sous-dimensionnés pour le marché. Les chaluts utilisés en eaux superficielles entraînent moins de captures accessoires et n’endommagent pas les habitats des fonds marins. L’utilisation de filets maillants peut affecter les baleines et les dauphins, ainsi que les stocks de raies gravement menacés.

    Gestion

    Seule la gestion effectuée dans l’Atlantique du Nord-Est s’avère particulièrement réussie pour les stocks de sébastes (S. norvegicus). Tous les autres stocks sont insuffisamment gérés, en raison de l’absence de gestion cohérente et d’accords liés aux responsabilités entre les pays (par exemple, l’Islande, le Groenland, les îles Féroé et la Norvège) et l’UE. Des réglementations générales, telles que les fermetures de zones, une interdiction sur les rejets d’espèces de poisson pêchés ou l’utilisation obligatoire pour une région de dispositifs de triage existent, mais ne sont que partiellement efficaces pour préserver les stocks.

    Certification

    Le nombre de captures réalisées dans le cadre de pêches certifiées MSC doit être défini de sorte que le stock reste à un niveau durable. Si le stock est en-deçà de niveaux durables, le nombre de captures doit être réduit jusqu’à ce que le stock soit reconstitué au cours d’un laps de temps donné. Les captures accessoires d’autres espèces doivent être réduites au minimum absolu et les habitats marins doivent être préservés. Les différentes parties prenantes de la pêche font l’objet d’une surveillance attentive et doivent fournir les données relatives à leurs captures à des fins d’évaluations scientifiques.