Crevettes tropicales

Penaeus spp.

    • Label MSC
      Sauvage
    • Label ASC
      Aquaculture
    • Bio
      Aquaculture
    • Australie
      Chalut à panneaux démersaux
    • Monde entier
      Sauvage

    Biologie

    Les crevettes tropicales sont des crustacés. Elles sont capturées à l’aide de chaluts de fond ou élevées à grande échelle. L’espèce Penaeus genus est particulièrement importante en eau de mer.

    Capture sauvage

    Situation des stocks

    Les crevettes tigrées se reproduisent rapidement et pondent de nombreux œufs, ce qui les rend assez résilientes face à une forte exploitation. Cependant, la pression exercée par la pêche sur les stocks d’espèces de poissons exploitées à des fins commerciales peut être très forte et partiellement non réglementée. De nombreux stocks sont surexploités ou exploités jusqu’à leurs limites. Seuls des stocks vivant en Australie se situent dans des limites biologiques sûres.

    Conséquences écologiques

    La pêche au chalut de crevettes tropicales entraîne énormément de captures accessoires et nuit aux espèces en danger, protégées ou sensibles, telles que des juvéniles et des tortues marines évoluant dans les eaux superficielles, ainsi que les coraux, les coquillages et autres organismes sessiles du fond marin.

    Gestion

    Certains pays, tels que l’Australie, ont bien réglementé la gestion de la pêche à la crevette. Dans de nombreux autres pays, les réglementations existantes sont souvent mal appliquées, ou la pêche n’est en rien réglementée.

    Aquaculture

    Localisation / consommation d’eau

    Les crevettes tropicales sont produites de façon intensive en aquaculture en Asie du Sud-est et en Amérique Latine. Les types d’élevages dépendent de l’eau douce pompée dans la région, ce qui entraîne des pénuries d’eau douce et la salinisation des zones environnantes. De même, la construction d’élevages épuise souvent les forêts de mangroves côtières, portant gravement atteinte à l’environnement, puisqu’elles constituent des écloseries indispensables pour les poissons et servent à préserver les côtes, ainsi que la demande en matières premières. À Madagascar, l’eau douce n’est plus pompée dans les étangs et les zones de mangrove ne sont plus détruites lors de la création d’élevages. Des élevages « Zéro Input » sont situés dans des zones inondées par la marée montante ; l’eau est donc renouvelée naturellement, et les réserves locales d’eau douce restent intactes.

    Alimentation / consommation d’énergie

    Les crevettes tigrées sont nourries avec des déchets de poissons ou des granulés constitués de farine et d’huile de poisson. Les élevages de crevettes nécessitent environ 1 kilogramme (Macrobrachium rosenbergii), voire jusqu’à 3,2 kilogrammes (Penaeus spp.) de protéines de poisson pour produire un kilo de crevettes. Les systèmes « Zéro Input » n’utilisent aucun aliment externe.

    Impacts écologiques

    Les eaux usées provenant de l’aquaculture polluent l’environnement de déjections, d’encrassement dus aux aliments, de produits chimiques, de médicaments et de maladies qui nuisent considérablement aux stocks sauvages. Les élevages certifiés de crevettes doivent réduire leur impact sur l’environnement. Les élevages Zéro input n’utilisent aucun produit chimique, ni médicaments, ni engrais.

    Gestion

    Les élevages de crevettes sont soumis à la législation de leur pays d’origine. Dans de nombreux pays, il n’existe aucune législation sur l’environnement, ou bien elle n’est pas appliquée efficacement. À Madagascar, elle est généralement efficace. En aquaculture certifiée bio, les sanctions liées à la protection de l’environnement sont strictement respectées.

    Certification

    La certification bio signifie que les élevages sont respectueux de l’environnement. Les réglementations relatives à la protection de l’eau et de l’environnement imposent de n’utiliser des produits chimiques et des médicaments que lorsqu’ils sont nécessaires. Contrairement à l’aquaculture conventionnelle, en aquaculture certifiée bio, la nourriture des crevettes provient de sources certifiées dans le cadre d’une production transparente. Selon la norme Global GAP, la certification nécessite de minimiser l’impact négatif sur l’environnement, ce qui n’est pas toujours réalisable, en raison de l’élevage en enclos en filets ouverts. Le consommateur reconnaît la norme Global GAP grâce au numéro GGN au dos de l’emballage. La norme BAP (« BPA Bonnes Pratiques Aquacoles ») inclut les aspects de la sécurité alimentaire, de la protection sociale, du bien-être animal et de la protection de l’environnement comme suit : 4 étoiles = l’élevage, la production alimentaire, la norme de l’élevage, le traitement, et 2 étoiles = la norme de l’élevage, le traitement sont certifiés.
    Le WWF recommande le poisson d’élevage provenant de l’aquaculture certifiée ASC basée sur une alimentation sans OGM. Les exploitations piscicoles certifiées ASC doivent respecter des normes strictes pour minimiser leurs impacts négatifs sur l’environnement : entre autres, aucun habitat sensible aux élevages ne doit être détruit, l’alimentation doit provenir de sources durables, l’utilisation de médicaments est réglementée et la pollution de l’eau par les eaux usées est réduite au minimum.

    La surpêche actuelle menace non seulement la mer, mais aussi les moyens de subsistance de quelque 800 millions de personnes – en majorité dans les pays en développement. Leurs moyens de subsistance dépendent de la capture, de la transformation et de la vente de produits de la mer.

    En achetant des produits issus de pêches et de sources respectueuses de l’environnement, vous soutenez les populations qui comptent sur votre consommation raisonnée. Nous avons tout à gagner d’une pêche durable : www.fishforward.eu/fr

    • Marine Stewardship Council - 1
    • Aquaculture Stewardship Council - 1
    • Organic - 1