Lompe

Cyclopterus lumpus

    • Label MSC
      Sauvage
    • Océan Atlantique nord Est (Zone FAO 27) Est du Groenland
      Filet maillant de fond
    • Océan Atlantique Nord Ouest et Nord Est FAO 21, 27
      Filet maillant de fond, chalut de fond

    Biologie

    Le lompe ou cycloptère appartient à la classe des poissons à nageoires rayonnées et vit dans les environnements marins et benthopélagiques de l’Atlantique nord et non loin de l’océan Arctique. D’ordinaire, il se déplace en solitaire dans des profondeurs de 50-150 m (profondeur maximum enregistrée : 868 m) et vit dans des fonds rocheux ou (plus rarement) parmi les algues marines une fois adulte. Habituellement on rencontre les plus jeunes parmi les algues dans les baies ou fjords et progressivement ils s’éloignent vers le large au cours de leur passage à l’âge adulte. Le lompe est une espèce migratoire qui parcourt tous les ans des distances impressionnantes entre des eaux plus profondes en hiver et des eaux moins profondes pendant les mois d’été. L’âge maximum enregistré du cycloptère est de 13 ans, pour une longueur maximum de 61 cm et un poids maximum de 9,6 kg. Les femelles pondent énormément d’œufs sur des fonds caillouteux qui sont protégés de manière agressive par les mâles.

    Stock

    Dans la plupart des régions, l’état des stocks est inconnu ou du moins très mal connu étant donné qu’il n’existe pratiquement aucune estimation du stock ou de points de référence. Au Groenland, cette espèce affiche une croissance lente, ce qui la rend vulnérable à la pression exercée par la pêche, en particulier parce que l’industrie du lompe a la réputation de se développer rapidement. En Islande, l’état des stocks est complètement inconnu, dû au fait qu’il n’existe absolument aucun indicateur de stock, pas même des indicateurs indirects. Cette espèce souffre d’une vulnérabilité modérée à élevée et d’une faible résilience.

     

    Conséquences écologiques

    Le lompe est exclusivement prisé pour ses œufs qui constituent un succédané de caviar bon marché, la pêche cible donc principalement les femelles œuvées. La chair du poisson – bien que comestible – est loin d’être commercialisée partout si bien que les femelles sont souvent jetées par dessus bord une fois qu’on leur a retiré leur frai. En Islande, les filets maillants de fond ont des taux de prises accidentelles élevées qui ont une incidence sur les oiseaux marins, les cétacées (principalement les marsouins) et les élasmobranches. Les rejets sont en général illégaux en Islande mais cette interdiction ne semble pas s’étendre à sa pêcherie de lompes. Malheureusement, les rejets sont également très élevés dans d’autres pays car la chair du lompe, comme expliqué précédemment, n’est pas très appréciée. De même, les impacts sur l’habitat ne sont pas à exclure et le cycloptère a été répertorié comme « quasi menacé » par la commission HELCOM sur la liste rouge de la mer Baltique.

    Gestion

    Pratiquement partout, il n’y a pas suffisamment d’informations sur la gestion de la pêcherie pour estimer son efficacité. Lorsqu’elle est évaluée, la gestion est souvent estimée comme étant « marginalement ou partiellement efficace » à cause d’insuffisances notables dans le respect des lois relatives aux espèces ETP, aux rejets, à la surveillance et à la pêcherie mixte. Même si cela est couvert par l’ensemble de la politique commune de la pêche au sein de l’UE, on peut dire qu’il n’existe absolument aucune gestion spécifique de la pêcherie des lompes.

    • Marine Stewardship Council - 1